1982_06_The_Cure_Olympia_Billet« Depuis leur concert de l’année dernière à l’Olympia, l’étoile The Cure n’a cessé de monter au firmament du rock « moderne »… Et voici qu’un nouvel album, « Pornography », encore plus extrémiste (au point que l’on peut honnêtement se demander si Robert Smith et ses sbires peuvent aller encore plus loin dans leur configuration actuelle !) a encore fait monter l’excitation. C’est donc un public encore plus nombreux, et surtout d’un enthousiasme bien plus « forcené » qui remplit à nouveau l’Olympia, plébiscitant les tourbillons morbides et déchirants de The Cure.

Après un autre film d’animation prétentieux et ennuyeux au possible (ils nous avaient déjà fait le coup en Octobre 1981, donc nous ne nous sommes pas préoccupés outre mesure !), cette fois avec des sortes de marionnettes Nô assez déplaisantes, ce fut un peu plus d’une heure et demi de délire brûlant et de violence rougeoyante, de cruauté malfaisante… Et aussi pour nous une heure et demi juchés sur le dossier (oui, le dossier !) des pauvres fauteuils pourpres de l’Olympia. Une heure et demi à hurler et acclamer la confirmation d’un grand, grand groupe.

1982_06_The_Cure_Olympia_01Heureusement, même si l’atmosphère était à 100% « pornographique » (l’album a d’ailleurs été joué dans son intégralité, je crois…), Robert et sa bande nous ont récompensés en revisitant leurs trois albums précédents, et je dois dire qu’après les déluges de douleur de One Hundred Years, j’ai été heureux de retrouver, même dans des versions qui m’ont paru plus tendues, des joyaux comme Play For Today, A Strange Day ou A Forest (toujours terrible, ce titre !). le set s’est terminé, comme l’album, par la descente aux enfers de Pornography, mais le rappel nous a quand même permis de savourer deux flashbacks de bonheur, avec les merveilleux 10-15 et Killing An Arab… même s’il était clair ce soir que The Cure a laissé ce genre de musique – que j’aimais tant, personnellement – derrière… D’ailleurs le dernier morceau, de plus de 10 minutes, et que je ne connaissais pas, a été particulièrement impressionnant de terreur sourde… A noter que les cheveux ont poussé depuis l’année dernière, que le « look » du groupe est devenu plus… spectaculaire, mais que la communication entre Robert Smith et ses fans est toujours aussi minimale !

Au final, si c’est ça « le traitement », on peut se demander s’il ne vaut pas mieux se satisfaire de « la maladie ». A quand « la guérison » ? Pas de si tôt, à en juger l’extraordinaire concert de ce soir… »

 

Les musiciens de The Cure :  

Simon Gallup: bass and piano

Robert Smith: vocals, piano and guitar

Laurence Tolhurst: drums

La set list du concert de The Cure :

The figurehead (Pornography – 1982)

M (Seventeen Seconds – 1980)

The drowning man (Faith – 1981)

A short term effect (Pornography – 1982)

Cold (Pornography – 1982)

At night (Seventeen Seconds – 1980)

Splintered in her head (inédit)

Three imaginary boys (3 Imaginary Boys – 1979)

Siamese twins (Pornography – 1982)

Primary (Faith – 1981)

One hundred years (Pornography – 1982)

The hanging garden (Pornography – 1982)

Play for today (Seventeen Seconds – 1980)

A strange day (Pornography – 1982)

A forest (Seventeen Seconds – 1980)

Pornography (Pornography – 1982)
----Encore----

10.15 Saturday night (3 Imaginary Boys – 1979)

Killing an Arab (single – 1978)

Forever (inédit)

La durée du concert de The Cure : 1h40