1984_05_Fleshtones_Eldorado_Billet« Le lendemain du concert-évènement des Smiths, au même endroit, on change carrément de style : c’est mon troisième rendez-vous avec le meilleur groupe – sur scène – de rock’n’roll du monde, et le second de la saison !!! C’est la première fois aussi que j’ai tenu à immortaliser moi-même, à l’aide de mon propre appareil photo et de mon piètre talent (eh oui ! Les photos sont de moi…) cette légende en devenir que sont devenus à Paris les Fleshtones

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Troisième concert : plus serré que le deuxième, plus musical, plus construit (le besoin de renouveler le répertoire des « Sha la la.. », etc.), mais… malheureusement un peu moins fou… A moins que cela ne soit déjà « l’habitude » ? Quoi qu’il en soit, le rituel Fleshtones reste le même : deux heures et quelques de musique jouée de tout leur cœur, chantée à tue-tête, pour essayer d’atteindre tous ensemble et le plus de fois possible « le grand frisson » à force de reprendre en chœur – tels des supporters de foot un peu éméchés – des refrains les plus simples et les plus stupides possible (les fameux « Sha La La.. », impérissables, des Fleshtones). Non, j’ai l’air d’en rire, mais il ne faudra jamais oublier à quel point c’était GRAND !

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Et puis, à la fin, il y a la traditionnelle parade pour le dernier rappel : le fabuleux Bill Milhizer, qui me rappelle toujours le jeune Cary Grant des meilleures comédies américaines, démonte sa batterie, tout le groupe défile, tourne en rond, agitant les mains en un ultime au revoir, hurlant une dernière fois, à pleins poumons… Sha la la…

Les Fleshtones à jamais ! »