1986_11_Communards_Olympia_Billet« Nous sommes en plein dans les années « gay », et le rock se doit de prendre note, voire même d’être l’étendard de cette nouvelle révolution, comme il en a été tant de fois par le passé. Après Bronsky Beat et sa revendication de « l’Age of Consent », Jimmy Sommerville est revenu sous un nouveau nom, avec un nouvel acolyte, et nous a offert un album sublime, « Communards ». Logique donc d’être ce soir à l’Olympia, écrin parfait pour les incroyables ambitions musicales du duo…1986_11_Communards_Olympia_05

Et c’est très bien, car ce soir, ils sont tous simplement éblouissants, Jimmy Sommerville (chanteur, homo, petit et écossais – voir l’accent épais…) et Richard Coles (pianiste, homo, binoclard et intello), entourés d’un groupe exclusivement féminin, de la batteuse (je sais, ça ne se dit pas…) à la violoncelliste, en passant par l’époustouflante chanteuse qui complète le travail de Sommerville, Sarah Jane Morris. Le public de l’Olympia est en pleine hystérie (une Communards-mania ?? non, c’est trop imprononçable…) pour assister à ce concert, véritable synthèse du rock des eighties : un cocktail de jazz et de blues traditionnel, de funk post New Order et d’opérette un peu kitsch (burp !!)… En tout cas le plus savant 1986_11_Communards_Olympia_04mélange de professionnalisme et d’enthousiasme qu’il m’ait jamais été donné de voir sur scène : quelle Voix (majuscule, please !), ce Jimmy Sommerville, avec son look de Tintin qui se prendrait pour la Castafiore ! Quelles musiciennes ! Oui, sur Please Don’t Leave Me this Way, ça a été le grand frisson : un grand, un immense concert. Vive la Commune et les Communards ! 

PS : Sommerville profite de son passage à Paris pour donner une interview à un magazine gay, et déclare : « Je ne suis qu’une folle tordue hystérique ! »… C’est drôle, joliment provocateur, mais quelque part, je me dis que cela ne rend pas justice au travail musical fantastique des Communards…»

Les photos sont de Philippe M. Merci à lui !