1990_01_Squeeze_Hammersmith_Odeon_Billet« Si l’on prononce en 1990 le nom de Squeeze devant un Anglais ordinaire, il y a fort à parier qu’il vous répondra : « Ah ? Le groupe de Jools Holland ? »… Ironie du sort : Difford et Tillbrook, après plus de 10 ans de song writing hors pair, sont toujours moins connus que leur pianiste / présentateur télé ! Après une première séparation du groupe qui a permis à Difford et Tillbrook de jouer en duo du rock plus « adulte » et de se ramasser commercialement dans les grandes largeurs, Squeeze est reformé depuis quelques années, mais les albums n’ont plus tout-à-fait le génie de ceux des débuts, maheureusement… Et le succès commercial fuit peu à peu le groupe...1990_01_Squeeze_Hammersmith_Odeon_04

Sur scène, Squeeze n’a jamais été un groupe véritablement marquant, et, malgré les poses « Rock », les solos de guitare (!) et les grimaces convulsées de Chris Difford, ce soir ne fera pas exception. Tout le monde est là pour les chansons, de toute façon, pas pour écouter le « plus grand groupe de Rock du monde », ça tombe bien !

1990_01_Squeeze_Hammersmith_Odeon_06Et si les nouvelles chansons sont un peu faiblardes, il est indiscutable que les vieux classiques, à peine revisité, font toujours leur petit effet : Pulling Mussels from the Shell d’entrée de jeu, Is That Love ?, Bottled with Love, Cool for Cats, Up the Junction, rien que du nanan… Même s’il faut attendre le sublime Annie Get Your Gun – le sommet que Squeeze atteignit ce soir trop tard ou trop tôt -, le classique des classiques Tempted, ou bien encore un reggae bien senti en final nostalgique pour vraiment décoller.

PS : il s’avérera par la suite que ce set, le second de deux soirs consécutifs à l’Hammersmith Odeon, sera le dernier de Jools Holland comme membre à part entière de Squeeze. »