1977 10 Peter Gabriel Palais des Sports Lyon Invitation« Après l’expérience mémorable de la Fête de l’Huma, voici l’occasion de revoir rapidement Peter Gabriel dans une salle de dimensions un peu plus… normales ; je ne dirai pas humaines, parce que le Palais des Sports de Gerland est tout sauf humain (nous sommes quand même plus de 5.000 spectateurs !), et en plus, le son laisse beaucoup à désirer. Mais quand on est fan…

Ce soir, le set sera largement similaire à celui de la Fête de l’Huma, a priori la même setlist, les mêmes musiciens, à l’exception bien sûr de Phil Collins qui n’apparaîtra pas pour les reprises finales des titres de « The Lamb Lies Down on Broadway » en rappel. Peter est toujours en blanc, avec blouson de cuir pour son incarnation de Rael. La proximité avec la scène me permet de réaliser cette fois qu’il règne une joyeuse ambiance de camaraderie entre Peter et ses musiciens (bien visible pendant l’interprétation de Excuse Me, quand tout le monde se serre autour du micro), et avec Tony Levin en particulier, avec échange occasionnel de vannes entre Peter et lui.

1977 10 Peter Gabriel Palais des Sports Lyon 01Le set commence à nouveau avec Peter seul au piano pour la version « acoustique » de Here Comes the Flood, et se conclura par la même chanson, interprétée par tout le groupe, dans une version plus lyrique, plus semblable à celle de l’album. Les morceaux du premier album solo de Peter sont entrecoupés de nouvelles chansons, plus ou moins dans le même registre, peut-être un peu plus rock quand même. De toutes les nouvelles chansons, c’est sans doute celle qui s’appelle White Shadow qui fait la plus forte impression : ample, puissante, mélodiquement remarquable, on a le sentiment que ce sera un futur grand classique du répertoire de Peter. Une fois encore, nous avons droit à des reprises un peu inattendues – si l’on se réfère à l’univers de Genesis -, les géniales I heard it through the grapevine et All Day and All of the Night, le crowd pleaser des Kinks, parfait pour faire monter l’ambiance lorsque la fin du set s’approche.

Ceci dit, le moment le plus mémorable de la soirée sera une petite farce que l’ami Peter nous jouera : pendant que le groupe joue (Waiting for the Big One, me semble-t-il), toutes les lumières du Palais des Sports s’éteignent. L’obscurité dure, dure, tout le monde s’interroge… Puis la lumière revient, Peter recommence à chanter, mais il n’est pas sur scène… il est assis dans les gradins avec son public ! Hystérie générale bien entendu, d’autant que Peter retourne sur scène en traversant à la course (enfin quand c’est possible) toute la foule de ses admirateurs. Le tout en continuant de chanter avec son micro sans fil, une nouveauté technologique. Bravo ! Et en plus, impossible de ne pas reconnaître qu’il faut quand même un peu d’audace (et de confiance en ses fans) pour qu’une star de son niveau se jette ainsi dans le chaudron en ébullition qu’est le Palais des Sports à ce moment-là.

1977 10 Peter Gabriel Palais des Sports Lyon 02Voilà, même si mes goûts musicaux sont en train d’évoluer très vite avec la déferlante punk qui est en train de changer profondément le Rock, ce spectacle n’aura pas été décevant, et confirme en tous cas que Gabriel n’a pas fait une erreur en quittant le vaisseau Genesis alors que celui-ci accédait à la gloire : le futur est probablement plus de son côté que de celui de Phil Collins et sa troupe ! ».

Les photos sont celles d’un show le 23 septembre à l’Empire Theatre de Londres.

Les musiciens du concert de Peter Gabriel :

Peter Gabriel - Piano, Flute, Tambourine, Vocals
Sid McGinnis - Guitars
Tony Levin - Bass, Stick, Tuba, Backing Vocals
Jerry Marotta - Drums
Bayette – Keyboards

La setlist du concert de Peter Gabriel

Here Comes the Flood (piano solo) (Peter Gabriel – 1977)

Slowburn (Peter Gabriel – 1977)

Moribund the Burgermeister (Peter Gabriel – 1977)

Modern Love (Peter Gabriel – 1977)1977 10 Peter Gabriel Palais des Sports Lyon 03

Indigo (new song)

Humdrum (Peter Gabriel – 1977)

White Shadow (new song)

I Heard It Through the Grapevine (Smokey Robinson & The Miracles cover)

Excuse Me (Peter Gabriel – 1977)

Waiting for the Big One (Peter Gabriel – 1977)

Solsbury Hill (Peter Gabriel – 1977)

Down the Dolce Vita (Peter Gabriel – 1977)

On the Air (new song)

All Day and All of the Night (The Kinks cover)

Here Comes the Flood (with band) (Peter Gabriel – 1977)

Encore:

Back in N.Y.C. (Genesis song)

Animal Magic (new song)

The Lamb Lies Down on Broadway (Genesis song)