1991_03_Happy_Mondays_Cigale_Billet« Depuis deux ans, toute l'Angleterre est sur les dance floors, et Paris a fini par suivre... comme d'habitude... Les Happy Mondays, groupe phare du mouvement, débarquent enfin, précédés d'un bon album, « Pills & Thrills », pour deux soirées "rave" à la Cigale (soirées initialement prévues en Février et retardées sans que j’aie bien compris pourquoi, mais avec les Mondays, rien de surprenant...1991_03_Happy_Mondays_Cigale_06

Une soirée « rave », pour les Mondays, ou bien pour les organisateurs, ça consiste en fait en une heure et quart de disco tonitruante martelée par deux DJs pénibles... suivie par seulement 45 minutes de concert... Un concert basé d’ailleurs sur un bon paquet de « bandes », de musiques préenregistrées, sur lesquelles les Mondays, piètres musiciens et fiers de l'être, s'agitent 1991_03_Happy_Mondays_Cigale_02et font les fous. On peut regretter de ne pas assister à ça de l'autre côté de la Manche, car on imagine que cela doit donner lieu à de grands moments d'hystérie collective. Mais à Paris, où les 3/4 des spectateurs sont là - comme nous d'ailleurs, admettons-le – plus pour satisfaire leur curiosité que pour se laisser aller à la folie, la « rave » tombe méchamment à plat. Le son est, heureusement, colossal et superbe, mais nos sens ont déjà été un peu émoussés par le bombardement rythmique qui a précédé. Bez a toujours l'air bien atteint, mais l'exiguïté de la scène semble empêcher sa folie de contaminer le reste du groupe, sans parler des spectateurs. Shaun garde toujours sa parka, comme prévu, mais semble peu concerné par le tumulte...

Bref, malgré les chansons qui passent bien la rampe, et quelques moments un peu plus intenses, on sort de là en se demandant si c’était du lard ou du cochon. On ne sait pas très bien à quoi à on a assisté. A une escroquerie (The « Great Rock’n’Roll Swindle » une fois encore...) ? »