1991_03_The_Las_Cigale_Billet« Cela fait quand même un choc de les voir sur scène, avec leur air hyper-juvénile et leur refus de tout look « rock » - Lee Mavers en survêtement informe ! -, et quand les chansons déboulent,1991_03_The_Las_Cigale_03 presque toutes époustouflantes, on se dit qu’on tient là quelque chose de vraiment rafraîchissant... Rafraîchissant, mais pas novateur, puisqu’on est en plein recyclage des principes pop et « moraux » des sixties.

En bout de course, le refus total du spectaculaire (un bon point pour eux...) débouche sur une absence de tension, qui pénalise lourdement ce concert des La’s. Il y a certainement un malentendu là-derrière (à moins que ça ne soit que pure arrogance de la part de Mavers !?), parce que, fondamentalement, le public a besoin d’un minimum de mise en 1991_03_The_Las_Cigale_01scène pour atteindre pleinement le plaisir, pour que se crée un évènement qui fasse la différence avec l’écoute confortable du disque chez soi.

On peut donc admirer ce jeune fou pour son talent mélodique indéniable, et sa foi en ses chansons – toutes nues -, mais on ne peut finalement guère le remercier pour les maigres plaisirs qu’il nous accorde sur scène...

A propos, avant ça, Peter Astor nous avait endormi, et Bill Pritchard doucement amusés. Drôle de soirée quand même... »

Photos de Patrick M., merci à lui...