1983_09_The_Stranglers_Espace_BASF_Billet« Décidément, cette fin septembre est l’occasion de spectaculaires réhabilitations : après les Stray Cats, ce sont les Stranglers qui réussissent ce soir à se faire pardonner leur précédente prestation, musicalement très décevante, voici quelques mois seulement à la Mutualité…

Après une première partie dans la « grande tradition Stranglers » (d’abord, pour nous faire patienter, nous avons droit à un combat de catch féminin dans la boue, sur un ring placé au centre de l’Espace Ballard, puis à un numéro de cabaret et strip tease – partiel – d’un transsexuel !), les 4 1983_09_The_Stranglers_Espace_BASF_03étrangleurs de Guildford ont lâché l’un de leurs meilleurs shows, conciliant parfaitement la rage malsaine de leurs premiers albums avec la décadence glauque de leurs deux derniers opus, pour la plus grande joie de tous. Le public était très mélangé d’ailleurs, des punks hardcore espérant leur No More Heroes – l’un des rares vrais hymnes punks – aux minettes Top 50 frémissantes aux premières notes de Golden Brown – une belle chanson déviante, dont l’ironie malsaine passe visiblement bien au dessus de leurs jolies têtes. En 1983, force m’est de reconnaître que les Stranglers peuvent désormais nous proposer des set lists explosives,
1983_09_The_Stranglers_Espace_BASF_01combinant brûlots punks et plages planantes, tubes pop et moments de transe : honnêtement, combien de groupes issus de l’explosion punk peuvent en proposer autant, plus de 5 ans plus tard ?

Au final, me voilà réconciliés avec les Men In Back, les seuls à nous proposer l’un des plus impossibles crossovers, et d’amener la perversité dans les hit parades populaires… »

Note: les photos sont de Philippe M. Merci à lui !