1984_04_Simple_Minds_Zenith_Billet« Quelle honte pour quelqu’un comme moi qui s’est souvent vanté de découvertes anticipées, que d’avouer la vérité : je n’ai écouté Simple Minds pour la première fois qu’en 1982. Avant beaucoup de monde certes, mais trop tard pour assister aux désormais légendaires concerts des débuts du groupe. Ce 27 avril 1984 au Zénith, une toute nouvelle salle inaugurée cette année dans l’enceinte du Parc de la Villette, qui nous change agréablement des chapiteaux que nous avons connus par le passé en ces lieux, c’est donc déjà un groupe au sommet qui déploie son artillerie…

Mais avant Simple Minds, il nous faut subir China Crisis, un groupe anglais théoriquement dans la même mouvance (« post punk », « new wave », etc.) dont on commence un peu à parler. Je dis subir parce que, malheureusement, si Cina Crisis n’est pas à proprement parler un mauvais groupe, je n’ai rien trouvé de bien intéressant à leur performance : trop propret, pas assez original, totalement oubliable…

1984_04_Simple_Minds_Zenith_01A la manière du nouvel album, “Sparkle in the Rain”, plus agressif, plus dur, Jim Kerr lance son groupe dans près de deux heures de rock héroïque, porté par les guitares de Charlie Burchill plutôt que par les claviers de Mick MacNeil, donc plus proche désormais de U2 que des climats froids ou romantiques des albums précédents de Simple Minds. La setlist de ce soir sera quasi intégralement consacrée aux deux derniers albums, indiquant clairement que Simple Minds considère avoir désormais tourné la page sur ses années expérimentales et a décidé de lutter dans l’arène du rock grand public… East By Easter en ouverture, un Waterfront hystérique en final,  The American pour chanter tous en chœur, et New Gold Dream en rappel extatique, mais surtout, et ce sera le plus beau souvenir de la soirée, Jim Kerr, nain magique sur une sorte de perchoir à perroquet, pour un hypnotique King Is White and In the Crowd. Jim Kerr peut irriter certes par ses poses et ses mimiques, mais il est impossible de nier son charisme, ainsi que l’inépuisable énergie qu’il déploie sur scène !

On sort du Zénith convaincus par ce beau concert d’un groupe qui n’a visiblement que commencé son ascension, et qui devrait bientôt exploser au niveau planétaire. C’est tout le mal qu’on souhaite à Jim Kerr et à sa troupe… »

Les photos sont de Patrick et Jean-Pierre, merci à eux...

1984_04_Simple_Minds_Zenith_03Les musiciens de Simple Minds :

Jim Kerr (Vocals)

Charlie Burchill (Guitar)

Mel Gaynor (Drums)

Mick MacNeil (Keyboards)

Derek Forbes (Bass)

 

La setlist du concert de Simple Minds :

East At Easter (Sparkle in the Rain – 1984)

Up On The Catwalk (Sparkle in the Rain – 1984)

Book Of Brilliant Things (Sparkle in the Rain – 1984)

Glittering Prize (New Gold Dream (81,82,83,84) – 1982)

The American (Sister Feeling Call – 1981)

King Is White And In The Crowd (New Gold Dream (81,82,83,84) – 1982)

Speed Your Love To Me (Sparkle in the Rain – 1984)

"C" Moon Cry Like A Baby (Sparkle in the Rain – 1984)

Someone Somewhere (In Summertime) (New Gold Dream (81,82,83,84) – 1982)

Promised You A Miracle (New Gold Dream (81,82,83,84) – 1982)

Big Sleep (New Gold Dream (81,82,83,84) – 1982)

Waterfront (Sparkle in the Rain – 1984)

New Gold Dream (81,82,83,84) (New Gold Dream (81,82,83,84) – 1982) / Take Me To The River (Al Green cover) / Light My Fire (The Doors cover)