1987_05_Alison_Moyet_Olympia_Billet« Une bonne première partie, avec un groupe inattendu, c’est toujours un vrai petit bonheur : celui de la surprise, conjugué à celui de l’expectative ! Du genre « mais d’où sortent-ils donc ? » et « Qu’est-ce qu’ils vont devenir ? »… 1987_05_Thrashing_Doves_Olympia_02Le tout mérite bien quelques lignes et deux photos dans cet album, non ? Thrashing Doves, c’est : une musique tout-à-fait à l’image des musiciens, élégante, un peu swingante, maniérée et concernée tout à la fois… Evoquant pèle mêle Elliott Murphy – pour l’élégance et le phrasé du chanteur -, et Lloyd Cole – cette guitare qui tricote…En tous cas, un groupe à suivre…

« Bien plus grosse que vous ne vous l’imaginiez ! », telle pourrait être la devise d’Alison Moyet… Passé le choc de la découverte, et à condition ne pas trop accorder d’importance à la bande de musiciens de « variétés » qui galèrent à l’arrière-plan, on réalise que la Moyet a 1987_05_Alison_Moyet_Olympia_03vraiment une voix très impressionnante : grave, ample, avec un « coffre » indiscutable. Ce qui fait que les chansons vaguement « commerciales » de ses deux albums (le premier extraordinaire, le second simplement bon…) ne paraissent pas suffisamment mettre un tel talent en valeur : malgré l’enthousiasme juvénile du public de l’Olympia, il faut attendre les quelques reprise jazz ou soul qui enrichissent le répertoire, et la splendide version de Ne Me Quitte Pas – en français – pour que notre âme et notre cœur vibrent enfin… Heureusement, le final, sur les rythmes brillants de feu-Yazoo, vient remonter le niveau de ce concert un peu trop tiède, faute de répertoire adéquat.

Alison Moyet a le potentiel de devenir une grande dame de la soul, encore lui faudra-t-il rencontrer un autre Vince Clarke. En attendant, elle peut toujours se consoler en vendant des tonnes de disques « faciles » destiné à un grand public qui n’attend rien de plus d’elle… »

Les photos sont de Jean-Pierre V. Merci à lui !