1989_11_BAD_Town_And_Country_Club_Billet« C’est un Mick Jones aminci et presque clownesque qui emmène ce soir son Big Audio Dynamite vers d’autres rivages, ceux de l’acid house en l’occurence, avec un succès pour le moins inattendu. Car dans la mélange des sons électroniques, des bandes magnétiques, et des vocaux énergiques, la mayonnaise B.A.D. prend, d’un coup... et la démarche critiquable – et souvent critiquée – de Jones et ses acolytes acquiert tout son sens. Et tout le monde danse...1989_11_BAD_Town_And_Country_Club_03

Au fil des chansons, s’essayant à un peu tous les genres de la musique noire et métissée de 1989, on se prend à réaliser, surpris, le nombre de mélodies de qualité, d’idées originales et fortes que le groupe a déjà à son actif, après quatre albums et des années de relatif insuccès. En dansant sur Contact au son acide millésimé 1989, en riant sur Battle of All Saints Rd. et son extraordinaire citation de « Délivrance », en chantant sur C’mon Every Beatbox ou sur E=MC2, on se dit que Jones ne démérite pas de son glorieux passé, après tout... »