1989_11_Edwyn_Collins_Town___Country_Club_Billet« Tout le monde sait aujourd’hui que Edwyn Collins a un sens de l’humour dévastateur. Ce soir, il s’en prend à tous nos cadavres soigneusement dissimulés dans nos placards : la nostalgie des vieux punks, la foi en le Rock « Indie » qui nous sauverait de Kylie Minogue et de Chris Rea…1989_11_Edwyn_Collins_Town_and_Country_Club_02 Malheureusement, si le bougre a bien raison de rire de nos illusions et de notre naïveté, il ne fait ensuite que faillir à sa propre mission de sauveur du Rock intelligent. Sans doute se croit-il trop malin pour ça…

Déjà un peu bouffi, vaguement laid back (ce n’est pas un pied posé sur les retours qui nous convaincra de sa fougue ce soir), 1989_11_Edwyn_Collins_Town_and_Country_Club_05Edwyn Collins ne se montre jamais à la hauteur de ses propres chansons, de cette poignée de petites merveilles qui constellent son premier album solo, « Hope and Despair ». Cette timidité arrogante face à son propre talent semble être l’apanage des génies, mais le public trouve difficilement son rythme, son plaisir dans un set trop court, balancé avec trop de négligence pour être vraiment honnête...

Où est le mince fantôme transi qui nous avait enchantés deux ans plus tôt, un soir inattendu à la Mutualité ? »