1992_05_They_Might_be_Giants_Espace_Ornano_Billet« They Might Be Giants sont largement considérés comme deux « nerds », illustration parfaite du « college rock » américain, mais ils commencent à se faire une petite réputation en France, avec des chansons joyeuses comme Birdhouse In Your Soul ou Istanbul (Not Constantinople)... D’où ma présence ce soir à l’Espace Ornano, pour découvrir en live (toujours un exercice difficile) un groupe que je ne connais presque pas.1992_05_They_Might_be_Giants_Espace_Ornano_01

En tous cas, ils ne sont que deux sur scène et nous seulement une trentaine dans la salle. Et ils prennent des risques, chantent a capella plusieurs morceaux, demandent au public de citer une chanson au hasard (« Non, non, pas une des nôtres ! ») – ce soir, ce sera Smoke On The Water, dont ils délivreront des fragments impayables à l’accordéon… Et ce quelque chose de très rock’n’roll finit par arriver, quelque part entre des Nits américains et des Violent Femmes au second degré : est-ce la qualité des chansons, la guitare étonnamment brutale et sale, le côté définitivement direct et sans prétention de They Might Be Giants ? En tout cas ce minimalisme musical (qui est loin d’être un minimalisme émotionnel !) finit par payer. Au détour d’un pamphlet hilarant, mais un peu plus agressif contre l’Amérique triomphante et naufragée, ou après une valse particulièrement cocasse et entraînante (vive l’accordéon !), voilà une trentaine de spectateurs ravis, vibrants…

Géants pour de vrai ?»

1992_05_They_Might_be_Giants_Espace_Ornano_02Les musiciens de They Might Be Giants sur scène :

John Flansburgh : guitar, voice

John Linnel : keyboards, saxophone, accordion , voice