1990_05_The_Smithereens_Town_and_Country_Club_Billet« Les Smithereens sont un exemple typique de la difficulté d’être un groupe de rock aux USA en 1990. Des débuts de garage band fortement influencé par la pop anglaise (Costello et Squeeze en particulier) à une demi-reconnaissance publique aujourd’hui grâce à un alourdissement notoire du son, il semble que les Smithereens aient déjà fait le tour des possibilités offertes à un groupe classique, sans image marketing, dans le monde du showbiz américain.1990_05_The_Smithereens_Town_and_Country_Club_05

Sur scène, les mélodies perdent de leur finesse et se ressemblent toutes un peu, prises en otage dans un show mené à l’énergie… A l’image de la phrase d’introduction, très macho / Amérique profonde (« ils aiment leurs steaks saignants, leur whiskies secs et leur rock fort ! »), diamétralement opposée aux textes douloureux et sentimentaux de DiNizio, le concert est une tentative – souvent réussie – de passer à l’énergie rock, au risque de casser la fine mécanique des mélodies Ceci dit, nul besoin de bouder notre plaisir, les Smithereens remuent beaucoup, et à l’image du public américain exilé à Londres qui constitue la majeur partie des spectateurs ce soir, il serait stupide de chercher plus loin qu’un plaisir délivré avec tant de générosité. Attitude « rock », solos embrasés, rythmiques appuyées, jusqu’au paroxysme final avec ces merveilles que sont Behind the Wall of Sleep et Blood and Roses… La veine Smithereens semble s’épuise, mais on était heureux d’avoir été là pour s’éclater ensemble… »

1990_05_The_Smithereens_Town_and_Country_Club_08Les musisiens de Smithereens :

Pat Dinizio (voix, guitare)

Jim Nabjak (guitare, vocaux)

Mike Mesaros (basse)

Dennis Diken (drums)