1989_11_The_Primitives_Town_and_Country_Club_Billet« Malheureusement pour les Primitives, la première partie de ce soir, The Man From Delmonte, fut brillante : pas tellement que le talent de ce groupe soit particulièrement lumineux, mais plutôt que leur musique, mélange inspiré de hardcore et de lyrisme nostalgique façon R.E.M., était clairement la plus en accord avec l’air du temps en cette fin 1989.1989_11_The_Primitives_Town_and_Country_Club_02

Après un tel déluge enivrant de sons (un niveau sonore au-delà du seuil supportable, mais qu’importe !), la noisy pop des Primitives paraissait absolument incolore et insipide …sans parler des sourires empruntés de Tracey, qui n’est clairement pas une bête de scène ! Oui, le doute qui mine inévitablement tout admirateur de Crash, cette chanson miraculeuse (… et ce soir ne fut pas une exception, on peut se laisser étourdir agréablement par cette mélodie pop accrocheuse), quant à la possible longévité de ce groupe gentillet, fut confirmé par les 45 minutes de ce concert que je qualifierais audacieusement de « complètement inutile » : je suis sorti de ce non-évènement en me disant qu’il ne sert définitivement à rien d’ajouter du bruit « à la mode » à ce qui ne sont que de bien pâles chansons. A noter malgré tout que le public sera resté bienveillant tout au long du set, malgré son insignifiance. »